Fictions

Le Luth d’ébène

Une enquête de Léon le protospathaire

Panagiotis Agapitos

Traduit du grec par Constantin Kaïtéris

Dans ce roman historique en forme d’intrigue policière, Panagiotis Agapitos nous fait pénétrer un univers byzantin tel qu’il n’avait jamais été dépeint, sur ses marges et dans ses bas-fonds, grouillant de vie dans le monde interlope ou s’entremêlent de surprenante manière les traditions de Byzance et de l’Islam. Un roman oriental d’un autre genre.

Empire byzantin, mai 832. Envoyé en ambassade auprès du calife al-Mamun de Bagdad par l’empereur Théophile pour négocier la paix, le Premier secrétaire impérial Léon arrive à la ville frontalière de Césarée, en Cappadoce, dernière étape avant d’entrer en territoire musulman.

Paisible en surface, la ville est en réalité un chaudron en ébullition. Des silhouettes furtives se glissent le long des ruelles obscures du quartier arabe ; les rumeurs d’une guerre proche commencent à circuler ; le stratège, commandant militaire de la ville, n’est plus que l’ombre de lui-même, et non loin des ruines de la vieille ville on ourdit des complots pour assouvir les désirs lubriques de certains. Et qui sont ces moines patibulaires venus réclamer justice ? Lorsque le corps atrocement mutilé de la fille de treize ans du juge de la cité est découvert hors des murs, le commandant, débordé, se voit obligé de demander l’aide de l’ambassadeur.

Jusqu’alors, le Premier secrétaire avait coulé les jours tranquilles de la vie d’un haut fonctionnaire. Célibataire et solitaire, fasciné par les romans d’amour, il s’adonne à la musique sur un luth d’ébène de facture arabe. Désormais, il va devoir entrer dans la danse des masques, enquêter dans les casernes, les tavernes et les bordels de Césarée ; pour la première fois, il va être amené à résoudre des crimes. Et à se confronter à son propre passé.

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Lecture en musique
Des extraits du roman lus par l’équipe d’Anacharsis et ses amies du bocal, accompagnées par Nicolas Chevalier-Sarris au luth !