Fictions

La Partita

Alberto Ongaro

  • Paru en février 2009
  • 304 pages
  • 12,5x20 cm
  • ISBN : 9782914777513
  • Prix : 20 €

Traduit de l’italien par Jacqueline Malherbe-Galy et Jean-Luc Nardone.

Nihil ou Totum : sur un coup de dés, Francesco Sacredo, jeune aristocrate vénitien, mise sa propre personne pour tenter de récupérer sa fortune perdue par son père au profit de la borgne et vénéneuse Comtesse von Wallenstein. Il perd, s’enfuit – et la partita continue grandeur nature. Le jeune homme, proscrit et condamné à fuir encore et encore, tâche pourtant de rendre coup pour coup à la comtesse, invisible et lointaine mais toujours sur ses talons.

Lorsqu’il revient à Venise après quelques mois d’exil, Francesco Sacredo, jeune patricien de bonne famille, découvre que son père a perdu au jeu la totalité de leur immense fortune. La comtesse Mathilde vonWallestein, sournoise allemande borgne et carnassière, lui a enlevé jusqu’à son dernier sequin. Ulcéré par l’inconséquence de son père, un immonde fat, vulgaire et libertin, Francesco se lance pourtant dans une tentative dont il sait, par avance, qu’elle sera aussi fatale que vaine, et au moins aussi catastrophique, sinon plus, que ce que son père aurait été capable d’entreprendre : il accepte, sur un coup de dé, de jouer sa propre personne pour tenter de récupérer son bien à la maléfique comtesse. Il perd.

Mais plutôt que de livrer son corps à la gagnante comme convenu, il s’enfuit, aussitôt poursuivi par les spadassins de l’Allemande, les frères Podesta, de redoutables assassins rusés et obstinés.

Ainsi cette partita se poursuit-elle grandeur nature, pour ainsi dire, au rythme de la course effrénée de Francesco à travers les États d’une Italie du XVIIIe siècle plongée dans un glacial hiver. La mort aux trousses, le jeune homme, réduit à l’état de proscrit condamné à fuir encore et encore, tâche pourtant de rendre coup pour coup à la comtesse, invisible et lointaine mais toujours sur ses talons, qui se joue de lui, semble-t-il, comme on ferait d’une marionnette. Astreint à user des maigres moyens dont il dispose, il ourdit machinations et embûches – il sait notamment user de séduction, au besoin –, mais trébuche, ou s’épuise, se révolte parfois, pour repartir de plus belle sur un échiquier mouvant dont les pièces sont de chair et de sang. Comme si ce jeu de la vie et de la mort ne devait jamais prendre fin.

Anacharsis