Fictions

La Mort de Tusitala

Nakajima Atsushi

Traduit du japonais par Véronique Perrin.

Stevenson « lu et écrit par un autre, ou, pour le dire à la manière de Genette, Stevenson lu par nous à travers l’autre auteur, comme s’il était dans notre esprit des lieux éloignés, des moments séparés faits pour ne pas se rencontrer et qu’on nous démontrât le contraire tout à coup… » Véronique Perrin

Tusitala, « le Raconteur d’histoires », est le nom de guerre que l’on prêtait à Robert Louis Stevenson dans les îles Samoa, où il vécut aux derniers temps de sa vie. Engagé avec les Samoans contre les puissances coloniales, écrivant avec acharnement, défrichant ses champs, rêvant dans la lumière des tropiques, l’auteur de L’Île au Trésor s’était bâti là-bas une existence à sa mesure.

Nakajima Atsushi, un écrivain jeune pour toujours lui aussi, orchestre autour des dernières années de Stevenson un roman subtil en forme d’hymne à la vie. Alternant la narration et les pages d’un journal fictif, il se démarque de l’exercice biographique pour composer une fiction pure où se déploient sans limite le pouvoir et la puissance de l’imagination.

Le talent de Nakajima, l’élégance joyeuse de son écriture et la limpidité de son style se conjuguent ici jusqu’à nous convaincre que l’on aurait affaire, avec La Mort de Tusitala, à un autre Stevenson.

  • Paru en janvier 2011
  • 176 pages
  • 12,5x20 cm
  • ISBN : 9782914777667
  • Prix : 16 €