Traduit de la langue catalane par Jean-Marie Barberà Introduction par Antoni Ferrando Disponible en version catalane
Magistral roman du Siècle d’Or de la littérature catalane, Curial & Guelfe, d’un auteur anonyme du XVe siècle, nous entraîne dans un tourbillon de joutes, tournois et aventures qui auraient sans nul doute enthousiasmé Alexandre Dumas lui-même.
L’un des plus importants romans chevaleresques écrits en catalan avec Tirant le Blanc
Magistral roman du Siècle d’Or de la littérature catalane, Curial et Guelfe, écrit par un auteur inconnu à Naples au milieu du XVe siècle, nous entraîne dans un tourbillon de joutes, tournois et aventures …
Curial jeune homme sans fortune, élevé à la cour du marquis de Montferrat, est protégé par Guelfe, jeune veuve de quinze ans et sœur du Marquis. Un tendre et solide sentiment voit le jour entre les deux jeunes gens, mais la jalousie va entrer dans la danse et mettre les amants à rude épreuve. Curial va alors devoir s’éloigner de sa protectrice. C’est le début d’une série d’aventures chevaleresques qui permettront au jeune homme de gagner la main de Guelfe.
Dante et Boccace sont curieusement les références majeures de ce roman d’aventure, cousin de Tirant le Blanc, le chef-d’œuvre de Joanot Martorell, et l’ancêtre inattendu des écrits d’Alexandre Dumas.
Un savant mélange des genres…
Curial et Guelfe conjugue, sur un rythme léger, efficace et souvent amusant, le roman de chevalerie arthurien, le roman courtois (« Courtois » serait la traduction littérale du prénom « Curial »), et la prose de la Renaissance italienne du Quattrocento, au point que l’on croirait parfois parcourir de l’intérieur un tableau fleuri de Botticelli. Dante n’est ici jamais bien loin, non plus qu’Ovide, ou même Homère mis en jugement dans un procès hallucinant tenu aux pieds de l’Olympe.
Un roman de chevalerie innovant par son inscription dans la réalité
Fuyant le merveilleux, sauf à travers les rêves, ce roman est fort différent des romans de chevalerie en vogue du Moyen Âge à la pré-Renaissance. Son écriture puissante et lumineuse portée par une sorte de gourmandise de la vie même est ancré dans la réalité. Ainsi, l’auteur nous offre, avec des matériaux divers, historiques et légendaires, un magnifique roman réaliste — sauf dans ses rares parties oniriques—, arthurien, courtois et sentimental, conforme aux goûts du XVe siècle.
C’est par cet équilibre délicat, par sa générosité sans frein, par la profusion des aventures qui nous sont contées et la vigueur de son style que Curial et Guelfe, en outre servi par la magnifique traduction de Jean-Marie Barberà, atteint des sommets de la création littéraire.




